La mine du Coulmy ⚒

Informations: Suites aux récentes effractions et dommages sur la porte sachez que vous risquez vôtre vie à entrer dans ces lieux, votre responsabilité est donc lourdement engagée. Les visites ont été effectuées par des spéléologues confirmés sous autorisation conventionnée et les risques sont réels.  Les photos ci-jointes sont un long travail de recherche souterraine, vous ne trouverez donc pas par hasard ces lieux. Cependant une visite sécurisée est possible sous assurance et guide, vous pourrez par cela visiter ces lieux et entrer en scène dans ces photos.

La mine du coulmy

Ouverte dès 1866, la mine de Longwy/Mont-Saint-Martin comprenait quatre concessions (Coulmy, Romain, Longwy, Mont-Saint-Martin). Son minerai était destiné à alimenter les fourneaux de la société des Aciéries de Longwy.

L’histoire de la mine de Longwy/Mont-Saint-Martin débute en 1866. C’est en effet cette année-là que commence l’exploitation de la mine, à entrées à flanc de coteau, de Mont-Saint-Martin. La famille Labbé, des Forges de Gorcy, gère alors l’extraction du minerai de fer du site.

En 1844, la concession du Coulmy rejoint la société minière de Longwy. Deux ans plus tard, c’est la concession de Romain qui est attribuée à la société longovicienne. Le 27 avril 1881, un décret autorise la mutation de propriété de la concession de Mont-Saint-Martin au profit des Aciéries de Longwy. Les mines de fer sont ainsi destinées à alimenter les fourneaux de cette société. Les concessions de Romain et du Coulmy seront entre-temps restées inexploitées pendant quelques années, en raison de leur situation géographique (elles sont éloignées de toute voie ferrée et de tout haut-fourneau) et de la faiblesse de leurs réserves de minerai. Ajoutées à la concession de Mont-Saint-Martin, elles constituaient cependant un appoint intéressant.

Mutés à l’usine.
Dès le mois d’août 1914, l’arrêt de l’exploitation et la fermeture de la mine sont décidés. Une solution pour faire face à la mobilisation des Français lors de la Première Guerre mondiale mais également au retour des Italiens dans leur pays.

En 1936, deux choses importantes ont lieu : en octobre, un décret octroie la concession de Longwy à la société des Aciéries longovicienne. On parle alors de la mine de Longwy/Mont-Saint-Martin. La mine du Coulmy reste quant à elle fermée durant toute cette année-là.

En 1940, l’exploitation est placée sous l’autorité d’un délégué allemand. Des prisonniers de guerre soviétiques viennent alors prêter main-forte aux mineurs lorrains afin d’extraire le minerai. 1944 sonne la période des combats de libération de la région de Longwy. La mine est alors à l’arrêt. L’après-guerre est destinée aux innovations techniques. Le 31 juillet 1983, la mine cesse ses activités. En compensation, une partie du personnel est mutée à l’usine sidérurgique de Mont-Saint-Martin.

Sources: Site de longwy.eu et Republicain-lorrain.fr

Le minerai de Coulmy est un fer oxydé , rubigineux , très-friable , et présentant des lamelles brillantes, empâtées dans une argile ferrugineuse , violâtre. On l’emploie pour les hauts fourneaux de Herserange et du Dorlon, dans les proportions qui seront indiquées par la suite, mêlé avec d’autres minerais, il a la propriété delimiter la fusion. La mine de fer du Coulmy, présente de vastes excavations sur l’un des escarpements où se montre l’affleurement de la couche. Il parait qu’elle est en exploitation depuis longtemps, aujourd’hui, on se borne à faire ébouler le minerai qui se présente sur l’autre escarpement ; est tellement friable qu’on l’obtient le plus souvent en poudre. Cette exploitation, extrêmement facile, n’emploie pas plus de dix ouvriers Mineurs. Elle répand cinq à six mille francs par an dans le pays environnant.

Sources: http://annales.ensmp.fr

Plan d’ensemble sur les Aciéries de Longwy avant 1880: Entrée de la Mine du Coulmy.
(En haut a gauche)
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La balance est toujours debout et en ruine.
Voici une photo plus récente 1880 – 1930:


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Zoom sur l’entrée principale:

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L’entrée en 2015:

L’accès à cette mine est maintenant clôturé. Cette entrée est si réputée qu’elle en a été victime. De grosses réparations ont été effectuées après le passage de plusieurs « explorateurs ».
Je vous invite donc à la visiter virtuellement et en toute sécurité depuis cet article. 

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Entrons !
Nous voici derrière la porte, l’étayage a été réalisé avec des rails taille sncf. Actuellement ces rails soutiennent avec peine les bois au-dessus. La roche fissure et quelques  pierres chutent.

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Voici une entrée située sur la droite de l’entrée principale. Cet accès ne donne plus au jour et est très chaotique !

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Voici maintenant une entrée qui passe sous l’entrée principale et qui ressortais plus bas. L’entrée a été murée et remblayée sur quelques mètres à l’extérieur. Sur cette photo on voit qu’ils ont stocké les pneus usés avant de fermer. Ça laisse songeur sur la taille des véhicules !

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Avançons maintenant dans les galeries. Nous sommes actuellement dans la galerie de roulage. Le sol est goudronné sur 1,5 km. La hauteur sous plafond est d’environ 4-5 mètres. On peut y trouver encore quelques panneaux de signalisation tels que la limite de vitesse max « 30 » et des panneaux de direction indiquant des places pour garer les véhicules.

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Voici un carrefour immense, à gauche vous aurez la possibilité de rejoindre la mine du Pulventeux en traversant une galerie qui est maintenant impraticable. En face vous rejoindrez la sortie dans le bois du Coulmy puis la salle des transformateurs. Enfin à droite, toute la zone est dépilée.

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Les galeries traverses sont plus petites comme vous pouvez le constater. Cette galerie donne tout droit sur une ancienne sortie rebouchée dans le bois du Coulmy.

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Voici l’ancien accès, obstrué par un mur doublé d’agglomérés pleins en béton bleus puis rebouché sur 6 à 10 mètres de terre.

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Dans une galerie annexe nous découvrons un trou rond, un orifice par lequel une turbine poussait l’air. Cet air était canalisé par des galeries murées.

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Sur le chemin nous avons rencontré une petite salle, peut-être la salle de stockage des explosifs ?

escaliers salle casques


A notre grande surprise des casques gisaient sur le sol !

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De retour sur la route ! Nous arrivons à une salle dans laquelle se trouvaientt les transformateurs. Dans la galerie longeant cette salle se trouve des garages et une fosse pour véhicule.

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Voici l’entrée principale de la salle des transformateurs. L’intérieur de la salle est peint à la chaux. Les pancartes dont je pense être « Danger de mort » et « Soin aux électrisés » que l’on trouve ailleurs ont été malheureusement dérobées.

entrée transfo


Le secteur ouest de la mine étant en grande partie gazé nous nous sommes arrêtés  à un taux de 16% d’oxygène. Nous avons tout de même pu observer quelques vestiges plutôt sympas.
De vieilles chandelles empêchant le ciel de nous tomber sur la tête.

chandelles


À un carrefour le ciel a été grillagé pour retenir les chutes éventuelles de pierre. Certaines étant trop lourdes le filet a lâché prise.

filet

 


Voici un joli mur de soutien, la galerie traverse étant trop haute, il a fallu consolider.

La mine du coulmy


Nous prenons maintenant la direction de la partie plus ancienne de la mine dont ses galeries étaient creusées au pic ! Les galeries reliant les deux parties changent de forme. Ici la galerie est plus large que haute !

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Sur le trajet découvrons une sublime cascade de calcite. Le niveau du sol est plus haut en face, l’eau coule et dépose sa calcite. De loin cela ressemble à une coulée de glace !

cascade



Voici la raison de toute cette eau ! Un puits d’aérage est victime d’une infiltration d’eau.

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Les galeries changent maintenant encore de forme et deviennent plus hautes que larges.

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J’adore la texture de ces parois !

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La mine du Coulmy rejoignait la mine d’Halanzy. Les galeries jointes sont maintenant malheureusement dépilées. Il ne reste plus qu’une salle de stockage d’explosif et d’autres vestiges.


Voici une canalisation d’air.

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Les restes d’un aiguillage. il ne reste plus que ça comme rail, bizarre !

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Nous voici au bout du bout, derrière c’est la Belgique et c’est dépilé à nos grands regrets.

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Au bout de cette galerie se trouve… de l’eau et la sortie. Nous l’avons déjà empruntée, l’eau à 8° jusqu’au-dessus du mollet en rangers plus jamais ! Mais nous allons encore visiter un peu donc contournons.

galerie noyée



Les galeries deviennent maintenant vraiment petites. Il faut parfois se baisser, on se demande comment les mineurs faisaient pour tenir une journée !

galerie mini



La zone est petite, quelques chantiers ont été foudroyés mais certains sont encore là pour notre plus grande joie !

chantier


Nous nous trouvons actuellement devant l’ancienne entrée de Mont Saint Martin. Les seuls vestiges sur place sont des morceaux de l’ancienne porte.

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Voilà, notre visite est à présent terminée. Retour au jour ! Une jolie échelle nous attend.

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Vu d’un bas c’est plus spectaculaire ! La différence de niveau et de taille est incroyable. Le niveau du sol où nous somme est le même qu’a l’entrée principale. Ce qui explique les tailles de galeries changeantes sur le trajet.

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Cette entrée est maintenant grillagée et cadenassée. Tout a une fin et heureusement car cette mine est dangereuse. Des centaines de km de galerie, de quoi se perdre ! Sans compter les fontis et éboulis qui peuvent survenir n’importe quand.
J’espère que cette promenade vous a plu ! À bientôt.

7 pensée pour “La mine du Coulmy ⚒

  1. Merci pour ce beau reportage fort intéressant. Une découverte qui nous apporte les informations nécessaires au peu de connaissances que j’avais sur cette mine.

  2. Oui bravo de faire revivre ce passé minier.
    Gamins, au début des années soixante, on allait souvent au Coulmy et près du ruisseau se trouvait cette entrée avec de grandes grilles toujours ouvertes..
    Et les affaissements, entourés d’une cloture légère..

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