Mine T

Mine T — reportage photographique sans indication de lieu.

Contexte — la mine T

L'extraction du fer au Grand-Duché de Luxembourg remonte à l'époque celte ; la minette (minerai de fer oolithique du bassin lorrain) a structuré l'économie du pays pendant plus d'un siècle. La mine ouverte en 1900 s'inscrit dans ce réseau dense de carreaux du Minett, où le minerai affleure en flanc de coteau et où l'on accède surtout par des galeries plutôt que par de grands puits verticaux.

Le carreau regroupait jusqu'à huit entrées (galeries de circulation, voies étroites pour trains miniers, ateliers, silos), reliées à la sidérurgie par rail. Les concessions sont reprises dès 1898 par la SBS (Stahlwerk Burbach Saarbrücken), puis par l'ARBED à partir de 1911. À l'apogée, près de 650 mineurs y travaillent ; ils ne seront plus que 47 à la fermeture.

Dès les années 1960, la concurrence des minerais importés (Brésil, Suède) et le passage progressif à l'exploitation à ciel ouvert condamnent les mines souterraines du bassin. La crise pétrolière et sidérurgique des années 1970 accélère les fermetures : en 1978, il ne reste plus que trois mines au Luxembourg, puis une seule.

Le 27 novembre 1981, la dernière équipe descend pour la dernière extraction : c'est la dernière mine de fer du Grand-Duché. Après cette date, plus aucun minerai de fer n'est extrait du sol luxembourgeois. Le site reste partiellement entretenu (notamment pour l'exhaure et l'alimentation en eau d'une aciérie voisine) mais n'est pas ouvert au public.

Galerie photographique

Exploration souterraine & référencement

mots-clés associés à ce reportage : mine t, minette, dernière mine de fer, arbed, minett, bassin ferrifère, exploration souterraine, orguerra portfolio.